Le projet
Quatre sites sont cités : Mbujimayi, Lubumbashi, Likasi et Kolwezi, avec des centrales d’une puissance comprise entre 50 MW et 300 MW. Trois de ces quatre sites se trouvent dans la ceinture cuprifère du Haut-Katanga et du Lualaba, où se concentrent les charges minières ; Mbujimayi se trouve quant à lui au Kasaï-Oriental. Aucun de ces sites n’est situé en zone rurale, ce qu’il convient de noter compte tenu de la mission de l’agence signataire de l’accord. À titre de comparaison, le plus grand projet individuel dans le cadre du programme décentralisé actuel de l’ANSER est une centrale de 3 MW à Nioki, attribuée en juin.
Le calendrier
Il n’y en a pas. L’ANSER n’a publié aucune date cible, aucune échéance pour le bouclage financier, ni aucune date de début des travaux. L’accord porte sur l’identification des sites, la préparation des projets et la structuration du développement, et l’agence précise que tout ce qui suivra dépendra de la structuration financière, de la validation des sites et des études de faisabilité avant que les 900 millions de dollars puissent être mobilisés. Au vu des chiffres avancés, le portefeuille de projets implique un investissement d’environ 1,4 million de dollars par mégawatt.
Qui est le groupe ITRA ?
ITRA est basé à Vergèze, dans le département du Gard, en France, et intervient dans les domaines du photovoltaïque solaire, des installations électriques, de la recharge des véhicules électriques, de la climatisation et des pompes à chaleur. Selon l’agence Ecofin, les références publiées sur le site web de l’entreprise concernent principalement des installations photovoltaïques de petite et moyenne envergure en France, ce qui ne constitue pas un historique de réalisation à l’échelle actuellement envisagée en RDC. L’ANSER n’a pas expliqué pourquoi elle avait choisi ITRA, et aucun appel d’offres n’a été annoncé.
Ce que ça change
Ce que cela signifie pour les développeurs et les EPC ITRA arrive avec une expérience dans l’installation et les systèmes hors réseau plutôt qu’avec un portefeuille de projets à grande échelle, et c’est là que réside l’opportunité. Les centrales de 50 à 300 MW nécessiteront des travaux de génie civil, une interconnexion haute tension, la préparation du terrain et une maintenance à long terme, autant de prestations qui ne peuvent être assurées depuis Vergèze (France). Chacun de ces postes peut faire l’objet d’un contrat local. Les atouts mis en avant par ITRA – les sites autonomes et l’autoconsommation soutenue par le stockage – renvoient également au modèle d’autosuffisance industrielle déjà en vigueur dans la « Copper Belt », ce qui constitue un point de départ plus viable financièrement que l’exportation vers le réseau. Les entreprises qui se démarqueront lors de la phase de faisabilité disposeront d’une connaissance approfondie du site lorsque les marchés seront attribués.
Sources : Bankable, ecofinagency, SolarQuater
